Le vélo dans les campagnes de la République démocratique du Congo

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Loin du ‘strass’ du tour cycliste de la RDC et de la carte postale des tolékistes (ndlr : vélos-taxis) de Kisangani, l’image que je retiens du vélo en République démocratique du Congo est son utilisation dans les communautés rurales, plus particulièrement dans les territoires les plus enclavés du pays.

Pour ceux qui n’ont pas les moyens d’avoir une moto ou d’acheter de l’essence* dont le coût peut être astronomique, le vélo représente un moyen peu coûteux d’amélioration de la vie. Les paysans l’utilisent pour transporter des produits agricoles jusqu’aux marchés les plus proches où ils achètent des produits essentiels.

Sur les routes boueuses de la RDC, la petite reine perd un peu de sa superbe : elle se transforme en véhicule tout-terrain, véritable « 4×4 de la brousse ». Les transporteurs chargent jusqu’à 100 kilos du guidon au porte-bagages et vont même enlever les freins pour éviter des frottements qui pourraient entraver la progression du « kinga » (ndlr : « vélo » du nom d’une marque distribuée dans le pays).

J’admire le courage des transporteurs : ils parcourent des distances qui peuvent dépasser les 100 kilomètres… pour un profit souvent maigre, qui ne serait que d’une centaine de francs par kilogramme pris en charge.

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* Il faut ainsi compter 4500 francs congolais pour acheter un litre d’essence à Shabunda-Centre (chef-lieu d’un territoire grand comme le Rwanda et uniquement accessible par voie aérienne à cause de l’insécurité qui y règne)

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